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Asthme

Asthme

Asthme

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des bronches. Elles réagissent de façon excessive et se resserrent par moments, provoquant essoufflement, sifflements, toux ou oppression dans la poitrine. En France, il concerne plus de 4 millions de personnes, et environ 6,7 % des adultes.1 Bien traité, il permet le plus souvent de vivre normalement ; les formes sévères restent associées à plus de 60 000 hospitalisations et près de 900 décès par an.1

Asthme

Chez une personne asthmatique, la paroi des bronches est en permanence enflammée et sensible. Face à un déclencheur, comme les pollens, les acariens, le froid, une infection ou l’effort, les muscles autour des bronches se contractent, la muqueuse gonfle et produit du mucus épais : l’air passe mal, surtout à l’expiration. Cette obstruction est variable et réversible, spontanément ou grâce aux médicaments.

On distingue l’asthme allergique, fréquent chez l’enfant et l’adulte jeune, et l’asthme non allergique, plus souvent apparu à l’âge adulte. Une exacerbation correspond à une aggravation des symptômes et de l’obstruction qui dure plus de 48 heures.2

Causes

L’asthme résulte de l’association d’une prédisposition et de facteurs de l’environnement ; il n’a généralement pas de cause unique.

  • Asthme allergique:

    Le système immunitaire réagit à des substances habituellement inoffensives : acariens, pollens, moisissures, poils d’animaux. Il s’accompagne souvent d’une rhinite allergique ou d’un eczéma.

  • Asthme non allergique:

    Déclenché par des infections respiratoires, certains médicaments comme l’aspirine, l’air froid ou des expositions professionnelles.

Facteurs de risque

Plusieurs facteurs favorisent l’asthme ou son aggravation.

  • Terrain familial et allergies:

    Antécédents d’asthme ou d’allergie chez les parents, allergie ou eczéma personnels.

  • Tabac, urbanisation, surpoids: Le tabagisme, y compris passif, la vie en milieu urbain et le surpoids sont associés à un risque plus élevé d’asthme.1

Principaux symptômes

Les symptômes sont variables : ils apparaissent et disparaissent, souvent la nuit ou au petit matin, à l’effort ou au contact d’un déclencheur.

  • Essoufflement et oppression:

    La respiration devient difficile, surtout pour expirer.

  • Sifflements:

    Bruit aigu à la respiration, lié au rétrécissement des bronches.

  • Toux:

    Souvent sèche, nocturne ou après l’effort ; elle peut être le seul signe.

Signes d’alerte

Une crise grave peut mettre la vie en danger. Appeler immédiatement le 15 (SAMU) si l’un de ces signes apparaît ou si le bronchodilatateur ne soulage pas malgré plusieurs prises.

  • Difficulté à parler:

    La personne ne peut prononcer que quelques mots entre deux respirations.

  • Lèvres bleutées, confusion, épuisement:

    Signes d’un manque d’oxygène.

  • Respiration très rapide, aggravation malgré le traitement:

    En particulier si l’essoufflement progresse vite.

Processus de diagnostic

Le diagnostic repose sur des symptômes évocateurs et, autant que possible, sur la mise en évidence d’une obstruction bronchique réversible par une exploration fonctionnelle respiratoire.2

  • Spirométrie: Mesure du souffle avant et après inhalation d’un bronchodilatateur : une nette amélioration est en faveur d’un asthme.2
  • Si la spirométrie n’est pas disponible: Les recommandations françaises de 2021 prévoient une démarche adaptée à la médecine générale, fondée sur la probabilité clinique et, si besoin, un traitement d’épreuve par corticoïde inhalé dont on évalue l’effet.2
  • Bilan allergologique: En cas de suspicion d’asthme allergique, il précise les allergènes en cause et peut ouvrir la voie à une désensibilisation.2

Options de traitement

L’objectif est un asthme contrôlé, sans crises ni limitation dans la vie quotidienne, avec le traitement le plus léger possible. Le corticoïde inhalé, qui agit sur l’inflammation, est au cœur du traitement de fond.2

  • Traitement de la crise: Un bronchodilatateur d’action rapide soulage en quelques minutes. Le GINA recommande en premier choix l’association corticoïde inhalé + formotérol à la demande ; les recommandations françaises SPLF de 2021 conservent une place pour un bronchodilatateur de courte durée d’action seul à la demande. Les deux approches diffèrent donc sur ce point.2
  • Traitement de fond: Corticoïde inhalé à faible dose, puis, si l’asthme reste mal contrôlé, association à un bronchodilatateur de longue durée d’action et augmentation progressive des doses.2
  • Avant d’intensifier : vérifier: Devant un asthme non contrôlé, il faut d’abord vérifier le diagnostic, la prise régulière du traitement et la technique d’utilisation de l’inhalateur.2
  • Asthme sévère: En cas d’asthme sévère ou d’exacerbations répétées, le suivi par un pneumologue, voire un centre spécialisé, est recommandé ; des biothérapies peuvent alors être proposées.2

Mesures immédiates

Pour savoir où s’adresser selon la situation.

  • Appeler le 15:

    Crise sévère, difficulté à parler, lèvres bleutées ou absence d’amélioration après le bronchodilatateur.

  • Consulter rapidement:

    Symptômes qui s’aggravent sur plusieurs jours ou besoin du traitement de crise bien plus fréquent que d’habitude.

  • Prendre rendez-vous:

    Toux, sifflements ou essoufflement répétés sans explication : médecin traitant ou pneumologue.

Stratégies de réduction des risques

Limiter les déclencheurs réduit le nombre de crises.

  • Arrêter de fumer et éviter le tabagisme passif:

    Le tabac aggrave l’asthme et diminue l’efficacité des traitements.

  • Rester actif:

    L’activité physique est possible et recommandée avec un asthme contrôlé ; en cas d’asthme d’effort, demander à son médecin comment utiliser le traitement avant l’exercice.

Possibilités de prévention

D’autres mesures protègent contre les aggravations.

  • Réduire les allergènes:

    En cas d’allergie prouvée, limiter l’exposition ; une désensibilisation peut être discutée avec l’allergologue.

  • Grossesse: Les recommandations françaises préconisent la même prise en charge que chez les autres patientes : il ne faut pas interrompre le traitement de fond.2

Essoufflement, sifflements, toux souvent nocturne et sensation d’oppression dans la poitrine, qui apparaissent et disparaissent, notamment la nuit, à l’effort ou au contact d’un allergène. Une gêne respiratoire qui ne cède pas au bronchodilatateur doit faire appeler le 15.

L’asthme résulte d’une prédisposition associée à des facteurs d’environnement. Les crises sont déclenchées par des allergènes comme les acariens ou les pollens, les infections respiratoires, le tabac, la pollution, l’air froid ou l’effort.

Une ancienne classification distinguait l’asthme intermittent et persistant léger, modéré ou sévère. Aujourd’hui, les recommandations évaluent surtout le niveau de contrôle de l’asthme et adaptent le traitement par paliers en fonction de ce contrôle.2

Le corticoïde inhalé est au cœur du traitement de fond ; un bronchodilatateur soulage les crises. Avant d’intensifier un traitement, il faut vérifier la régularité des prises et la technique d’inhalation. En cas d’asthme sévère, un suivi par un pneumologue est recommandé.2

  1. Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes). Le fardeau de l’asthme. Synthèse documentaire.
  2. Raherison-Semjen C, Guilleminault L, Billiart I, et al. Mise à jour des recommandations (2021) pour la prise en charge et le suivi des patients asthmatiques adultes sous l’égide de la SPLF et de la SP2A. Version courte. Revue des Maladies Respiratoires. 2021;38:e1–e13.

Sources vérifiées le 06/10/2026

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