Qu’est-ce que Levitra ?
Levitra contient du vardénafil, inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5 autorisé en Europe depuis 2003. Comme les autres molécules de sa classe, il empêche la dégradation du GMP cyclique dans le muscle lisse des corps caverneux et prolonge ainsi la relaxation vasculaire déclenchée par la stimulation sexuelle.
Une molécule restée dans l’ombre
Le vardénafil est arrivé après le sildénafil, dont il partage le profil — délai d’action d’environ une heure, durée de quelques heures, sensibilité aux repas riches en graisses — et en même temps que le tadalafil, qui offrait un avantage immédiatement perceptible avec sa longue fenêtre d’action.
Pris entre un pionnier bien installé et un concurrent au bénéfice évident, il n’a jamais trouvé d’argument distinctif fort auprès du public. Cette discrétion commerciale ne dit pourtant rien de son efficacité, comparable à celle des autres molécules de la classe.
Une puissance qui explique les faibles dosages
Le vardénafil est, en laboratoire, l’inhibiteur le plus puissant de la classe rapporté au milligramme. C’est ce qui explique des dosages de 5, 10 et 20 mg là où le sildénafil s’exprime en 25, 50 et 100 mg.
Cette puissance intrinsèque ne se traduit pas par une supériorité clinique : les doses ont été ajustées pour produire des effets comparables. Comparer les chiffres inscrits sur deux boîtes de molécules différentes n’a donc aucun sens.
Une forme orodispersible authentique
Point qui mérite d’être souligné. Il existe un comprimé de vardénafil qui se dissout dans la bouche, autorisé et évalué comme tel. Il présente un intérêt réel : il se prend sans eau, donc discrètement et en toute circonstance.
Une précision s’impose cependant, car elle est constamment détournée par le marché parallèle. Cette forme est orodispersible, non sublinguale : le comprimé se désagrège dans la bouche mais le principe actif est ensuite avalé avec la salive et absorbé dans l’intestin, comme n’importe quel comprimé. Elle ne revendique aucune absorption par la muqueuse buccale — contrairement aux produits vendus en ligne sous l’étiquette « sublingual », dont notre page sur le Cenforce Professional détaille les allégations.
Deux formes à 10 mg qui ne sont pas interchangeables
Conséquence pratique importante et peu connue. Le comprimé orodispersible dosé à 10 mg délivre une exposition supérieure à celle du comprimé pelliculé de même dosage, en raison d’une absorption différente.
Les deux présentations ne se substituent donc pas l’une à l’autre à dosage identique. Un changement de forme relève d’une décision médicale, et non d’une simple préférence de commodité.
